Démocratisation de la vie politique

Le Cameroun s’est engagé dans la démocratisation en 1996 par l’introduction dans sa constitution des premiers éléments concrets des politiques publiques de la décentralisation.

Fait majeur dans le processus politique de création des collectivités territoriales décentralisées comme acteurs du développement local, le projet politique de décentralisation de la vie publique s’est poursuivi des 2004 a travers notamment l’adoption d’une série de lois. Ces dernières ont été renforcées par les résolutions du  Grand dialogue national et la Stratégie de Développement 2020-2030 en mettant en évidence la  volonté du Chef de l’État de voir ce projet politique se concrétiser.

Par ailleurs, la mise sur pied des régions, l’élection des maires de la ville et des présidents des régions, aux côtés d’un ministère de la décentralisation et du développement local créent l’obligation d’engagements et d’imaginations plus actifs.

La crise sanitaire liée à la pandémie du COVID 19

Elle a généré de nombreuses mutations sociétales. Elle impose de nouvelles manières de faire et d’envisager l’avenir de nos sociétés. Comme l’accélération de la mondialisation et la chute du mur de Berlin en 1989, elle rend stratégique et plus pertinente le rôle de nouveaux acteurs sociaux, a l’instar des diasporas.  

Dans ce contexte local et global en pleines mutations, il est opportun de questionner les apports stratégiques essentiels et utiles de la diaspora. Garant d’une approche de l’entre-deux, le modèle de diaspora est une approche complémentaire aux jumelages des communes.  Il est une alternative pertinente pour les communes, les mairies et les villes dans leurs approches de développement local. Moteur de la paradiplomatie et de la coopération décentralisée, les diasporas mettent en évidence à la fois les cultures et les pouvoirs imaginatifs des sociétés, leurs patrimoines, tout en contribuant à la mise en œuvre d’un développement local participatif.

La mondialisation

Elle exige une transformation et une optimisation des instruments économiques et financiers des maires et des communes. Dans ce sens, les diasporas, en d’Afrique, du Cameroun et d’ailleurs, apparaissent comme des ambassadeurs culturels et technologiques de leurs pays. Elles sont des ambassadeurs culturels de la nation et de ses grands projets de plusieurs manières.

Cet atelier vise à identifier et élaborer les stratégies et les voies de leur implication dans les projets de développement locaux à travers : le recensement des ressources de la de la diaspora et de leurs intérêts socio-économiques pour le développement des projets des villes.

C’est dans cette perspective que la CUD engage le lancement de la plateforme CUD-Diasporas.

Présenter La Plateforme

Prévu le 19 aout 2021, l’atelier organise a cet effet vise a mettre à l’agenda la problématique des expertises et ressources socio-économiques et technologiques des diasporas camerounaises. Les diasporas, en tant que citoyens de ‘’l’entre-deux’’, peuvent en effet  être un instrument et un puissant levier de la réalisation des projets développement au sein des villes et des communes. Elles peuvent contribuer a la la conception, la planification et la mise en œuvre du développement socio-culturel, économique et technologique local de ces entités décentralises de l’Etat.  Elles sont un paramètre incontournable de la coopération internationale pour le développement dans un contexte global en proie à de multiples crises. Elles sont la stratégie contemporaine de nombreux gouvernements, ainsi que le paramètre technologique de l’avenir.

La photographie de leurs activités, leur potentiel socio-économique et intellectuel, ainsi que leurs réalisations diverses dans les projets de développement local de nombreux Etats africains, tels que retracés depuis les années 2000 par les agences et organismes privés et publics nationaux et internationaux, prêtent la place à des espoirs heureux.

Par ailleurs, les nombreuses crises socio-économiques, entretenues par le manque de financement et de ressources matérielles et intellectuelles dans les CTD, les mairies ou les villes, limitent le rythme des transformations technologiques et culturelles de la ville. L’anomie remarquée peut laisser inactif tout promoteur urbain et local des valeurs de ces diasporas.