LES ENJEUX DU COLLOQUE

Interroger et évaluer le poids socio-économique, financier et culturel des diasporas dans les projets de développement locaux face aux exigences de la mondialisation et du développement des paradiplomaties, c’est aussi leur reconnaître la capacité à produire le développement public local de leurs sociétés d’origine. Cette capacité peut être capitalisée à plusieurs égards. En effet, en plus d’être un instrument d’innovation technologique, économique et social, les diasporas peuvent renforcer le sentiment de fierté de la nation camerounaise. Elles peuvent être un outil d’éveil des consciences sur le développement durable, les questions environnementales, les modalités d’un futur viable et durable. L’enjeu est pluriel et la CUD souhaite vraiment s’en saisir au regard des incidences potentiellement très stratégiques.

Les diasporas peuvent être un catalyseur du développement durable des territoires des villes, leur compétitivité et de leur marketing international/territorial. Elles pourraient par ailleurs participer à l’accroissement de la découverte et/ou de la redécouverte des produits locaux et leurs consommations.

La plateforme CUD – diasporas constitue une grande opportunité pour l’investissement économique et technologique dans les villes telles que Douala. Par ailleurs, Douala ne doit pas être l’unique lieu de sa production. Elle est aussi, avec les diasporas opportunément, un lieu de consommation de ses productions variées. À cet égard, instrument pertinent pour la circulation des expertises pour des projets de développement, Douala se positionne également comme un réseau des investisseurs socio-économiques, de la distribution, la commercialisation et la promotion du progrès par le développement participatif et inclusif.

AXES DE L’ATELIER

Dans une approche de l’action publique locale, il est question dans cet atelier de réfléchir à partir de plusieurs axes mutuellement bénéfiques en vue de la mise en œuvre d’une gouvernance participative de proximité. Les participants et les intervenants pourront discuter des rôles des structures gouvernementales dans le recensement, la capitalisation et l’optimisation des ressources de la diaspora ; de l’organisation de la diaspora et de la structuration de ses ressources et compétences ; des opportunités de la décentralisation et de la coopération décentralisée, des stratégies d’autonomisation économiques des CTD, des mairies et des villes ; ainsi que de la pertinence des partenariats publics-prives avec les diasporas. Les thématiques suivantes, non exhaustives, peuvent faire l’objet de communications spécifiques.

  • Diasporas et développement des villes en Afrique : une cartographie des actions des diasporas africaines en faveur de l’émergence des villes économique des villes
  • Diasporas et projets locaux de développement
  • Les ressources financières de la diaspora
  • Les instruments pertinents et stratégiques de la diaspora : technologie, connaissances, expertises, fonds, associations
  • Les filières de la paradiplomatie des CTD et les diasporas
  • La coopération décentralisée a l’aune des diasporas économiques
  • Les marchés économiques des diasporas
  • Expérimentation et perspectives : des exemples ou modèles d’actions de la diaspora dans des villes camerounaises ?