Sixième région d’Afrique selon l’Union africaine (UA, 2006), les diasporas africaines sont des puissants moteurs de la mondialisation, la transformation sociale et du développement socio-économique (Banque mondiale, 2011 ; OIM, 2013).

Ses transferts de fond largement au-dessus de l’aide publique au développement (APD) en disent long.  Selon l’African Institute for Remittances (AIR), les diasporas africaines ont transféré 65 milliards $US vers l’Afrique en 2017.

Par ailleurs, ses liens socio-culturels et technologiques avec le continent africain mettent en évidence ses compétences ingénieuses et diplomatiques dans un monde marque par de profondes mutations liées à la mondialisation. 

Les données sur la question sont éparses et méritent une attention particulière. De nombreuses études faisant le lien entre migrations et développement mettent en évidence les contributions denses, nombreuses et diversifiées des diasporas africaines dans les projets de développement de l’Afrique. Au Mali, au Sénégal, les diasporas sont des acteurs du développement économique et social.

Au Cameroun, elles sont au cœur de la stratégie politique gouvernementale depuis 2011, d’abord par leur intégration formelle dans la vie électorale, puis dans les politiques publiques de l’extérieur, a travers notamment la création d’une division des Camerounais de l’étranger au ministère des Relations extérieures en 2013.

L’idée de création, puis de lancement d’une plateforme Diasporas- CUD, est donc non seulement en droite ligne avec la politique publique gouvernementale des diasporas, mais aussi la bienvenue dans un monde de plus en plus compétitif, une société politique décentralisée, régionalisée et qui doit désormais capter et générer ses propres fonds et son développement socio-culturel et technologique local.

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